jeudi 4 décembre 2008

Connaissance de l’islam 4 إن كيدهن عظيم


إن كيدهن عظيم
Un verset coranique souvent cité comme preuve de la misogynie musulmane dit, s’agissant des femmes : « grande est leur manigance » . « Manigance », « complot », « ruse » ; rien ne nous oblige à les comprendre prosaïquement.
J’entreprends ici une autre lecture de ce verset que je ne peux pas entendre au sens littéral. Je ne veux l’admettre ni l’appliquer à aucune femme.
Pourtant « grande est leur manigance » : les femmes complotent contre nous, elles rusent poétiquement. Personne ne m’empêchera d’entendre le verset ainsi : elles rusent parce qu’elles sont aussi métaphores, comparaisons.
Les femmes rusent par leur parenté avec la pomme, la distance, le lever du jour, l’extase, les fraises, la stance, les roses, le thym, le miel, le nid, les fleurs, le sucre, le papillon, les vagues, la violette, le sapin, le lait, les dunes, la strophe, le saphir, la diérèse, la perdrix, la source, le château, la constance, le feu, le savoir, le pétale, le clair, le diamant, la sonate, la coupe, le potager, le jour, la perle, l’air, la pêche, les amphores, la galette, le réséda, la proximité, la feuille, la parole, la forêt, la libellule, la poésie, le lierre, la fourrure, la laine, le rouge, la cabane, l’étoile, le pommier, le riz, l’abricot, le rubis, la découverte, le silence, la brise, le coquillage, l’opale, l’obscur, l’algue, le cristal, la cigogne, l’amandier, la synérèse, la sirène, la cerise, l’ivresse, l’air, l’oasis, le verger, le violon, la chasse, la guitare, la statue grecque, le vertige, le jus d’orange, la jasmin, le lys, la montagne, le bijou, la forêt, l’inconstance, la douceur des fricatives, la friandise, l’émeraude, le soleil, la barque, le galet, la nuit, le sel, la lune, la lettrine, la fontaine, l’abricotier, le vin, la danse, le chant, la musique, la fraise, le bleu, la colline, le pigeon, le romarin, le violet, le pin, le poème, la partition, la neige, l’herbe, le sable, l’arc-en-ciel, la connaissance, la topaze, la pêche, l’escale, la lettre, l’améthyste, l’éclaircie, la beauté. « Grande est leur manigance ». إن كيدهن عظيم

45 commentaires:

christiane a dit…

Cher Jalel,
tout serait à réinventer, tout est à réinventer, à chaque fois que ce miracle "d'une première fois" lève son aube sur ce pas de deux, loin des mémoires épineuses. Soulever le voile de la métaphore pour approcher la vérité de l'autre , son idéale complétude, ce désir comme un guide d'aveugle et espérer une joie qui s'élève et "unit l'amour à l'amour"... Faire que "l'ailleurs" soit l'ici où tu aimes loin , très haut au-dessus de toute frontière.
Unir en nous féminité et masculinité et trouver son complément idéal et ... aimer....

ART.ticuler a dit…

Etes-vous en train de "réinventer le passé poétiqument"? :-)

Jalel El Gharbi a dit…

@ Christiane : Oui, tout est à réinventer. Merci de votre message. Je vois que votre voyage aura été des plus épanouissants.
@ ART.ticuler : Ca serait prétentieux de le dire mais je pense tout de même que le monde ne serait pas habitable sans une lecture poétique. Oui, il faut le réinventer à chaque instant.
Merci.

christiane a dit…

Réinventer le passé...
Rejoindre l'enfance de son désir, le retrouver intact, embelli par ses blessures, et lui donner le doux nom de phénix...
Aimer...poétiquement... Le mot devenant lèvre...

gmc a dit…

LEGEND OF THE SAND

Au pied du trône
Sharzad habille d'opale
Les reflets fluorescents
Du samâa des cimeterres
Qui volent sur le sucre

Les mouches bleues s'effacent
Sous son empreinte évanescente
Des formes sombres apparaissent
Dévoilant la transparente noirceur
Des jeux de l'amour

Aucune femelle dans ce désert
Où dansent des femmes par milliers


pour mémoire, jalâl ud dîn rûmî

"amoureux, toi, tu ne l'es pas
ventre glouton et grossier
sors donc et va baiser
ces chattes pourries qui sont là"

Jalel El Gharbi a dit…

@ gmc : Merci pour ce poème qui pense à Shéhérazade.
Je trouve un peu dommage qu'un tel poème ne soit pas signé par un nom mais par des initiales
Amicalement

gmc a dit…

gmc sont les initiales de gilles-marie chenot, ça n'a rien de confidentiel.

Jalel El Gharbi a dit…

@ Gilles Marie Chenot : Parfait cher poète.

olfa a dit…

une nouvelle lecture pleine de poèsie de beauté....c'est vrai que la femme peut représenter tous ce qui est beau dans ce monde.
ma vision 'très personnelle':la ruse, le complot, la manigance ne peuvent en aucun cas immaner d'un etre "intellectuellement inférieur" comme le prétendent certains,c'est une façon de dire que les femmes sont très intelligentes tout simplement !surtout si elles sont obligées de se servir de ce don pour survivre comme la'shéhérazade',dans la vraie vie dans certains pays de ce monde musulman ou pas d'ailleur!le complot est un moyen d'éviter d'etre bruler vive ou d'etre lyncher par les siens,plein de 'shéhérazades' existent leurs fin n'est malheureusement pas aussi glamour.

Anonyme a dit…

Il faudrait pouvoir donner votre prose à lire à tous ceux qui par le monde de par leur appartenance à des mouvements sectaires ( à mon sens les religions étant des sectes ayant réussies ....) considèrent les femmes comme des ventres,n'ayant pour autres but que d'être remplis.De 9 mois en 9 mois sans autre considération, ni du plaisir féminin , ni de la santé de la femme etc.... Une façon comme une autre de briser ' la manigance ' des femmes.
J'ai vu trop de ces femmes dans ma vie pour être aussi romantique que vous.Désolée de rentrer aussi brutalement dans la douceur de votre vision et de celle de vos commentateurs ..... Débla

Jalel El Gharbi a dit…

@ Olfa : Vous revoilà après une longue absence.
La ruse de Shéhérazade c'est sa culture. L'intelligence ruse par sa culture devant la bêtise qui ne sait faire que des bavures.
Bien à vous.

Jalel El Gharbi a dit…

@ Debla : Vous êtes la bienvenue chère Debla. Votre commentaire ,auquel j'adhère, me fait plaisir.
Bien à vous

christiane a dit…

Olfa et Debla,
Magnifiques solidarités avec les femmes qui dans ce monde vivent cette violence, ces séquestrations, ces humiliations et ces morts.
Puissent-elles connaître le parfum de la liberté et d'un amour librement consenti.
Merci, de votre cri.
De tout coeur, sur ce blog où la parole peut s'exprimer sans crainte d'être censurée. La poésie c'est aussi cela : le cri !

Anonyme a dit…

à Jalel et Christiane,
le fait d'être les deux pieds bien ancrés sur la terre ne m'empêche pas d'aimer la poèsie....
Ajourd'hui je ne suis pas venu pousser un cri, j'emmettais simplement une opinion.
Je n'ai pas votre exaltation Christiane, ni votre envolée lyrique pour m'exprimer. Je suis beaucoup plus " froide" quand un texte me touche et je n'ai surtout pas votre culture qui vous permet un mot à dire sur tout, j'ai mes limites. Aussi je passe bien souvent en silence et avec respect.

Anonyme a dit…

pardon : signé Débla

Jalel El Gharbi a dit…

@ Débla : ce blog vous est ouvert. Vous vous êtes exprimée admirablement bien et j'ai bien compris votre opinion.
Très cordialement

Anonyme a dit…

Je vous remercie Jalel de me laisser m'exprimer. Je suis souvent agacée lorsque je lis des références au Coran, à la Bible ou à la Thora. Quand on sait que ces textes "sacrés " sont détournés par les hommes ( le genre humain), laissant ainsi libre cours à toutes les dérives .
Trop souvent ces dérives atteignent les femmes dans leur dignité,dans leur statut de femme, d'humaine tout simplement ....Je ne supporte pas d'entendre: Dieu le veut ou inch'Allah , c'est un raccourci dangereux,c'est mon opinion , qui n'engage que moi....
Ma réflexion n'avait rien contre votre poésie.
Merci de m'avoir écouté .Débla

Jalel El Gharbi a dit…

@ Débla : je partage votre opinion. C'est pour cela que je suis d'avis qu'il ne faut pas abandonner le Coran, La Bible ou la Thora aux fanatiques. Opposons-leur le désir de poésie et même la poésie du désir.
Ce blog est aussi le vôtre, chère Débla.
Merci de vos commentaires

christiane a dit…

Débla,
j'arrive d'une escapade dans Paris et je trouve tous vos com étranges... J'ai l'impression que je vous ai blessée. Dîtes-moi ?
C'est le mot cri qui vous gêne ?
Je l'emploie aussi pour qualifier l'écriture d'Atiq Rahimi "Syngué sabour" (Pierre de patience), cette si belle parole de femme.
Rien de nos écrits différents ne me paraît contradictoire.
Il y a tant de rencontres possibles de l'homme et de la femme : certaines dans le respect et l'amour véritable, d'autres dans l'oppression. Certains êtres ont besoin de Dieu dans leur vie, d'autres : non. Et puis il y a les religions, ce qu'elles induisent et les extrémistes qui s'en saisissent pour justifier la violence.
Votre parole est juste et justifiée par votre vie et ce que vous avez vécu et je le respecte infiniment.
Cette solidarité que j'esquissais est réelle : être dans l'écoute des femmes opprimées et les aider.
L'un n'empêche pas l'autre.
Je pense que l'homme n'est pas l'ennemi de la femme et que l'on peut arriver à une belle harmonie respectueuse de l'un et de l'autre et pleine d'espérance.
Dîtes-moi, si cette réponse vous convient mieux. Chez Jalel, nous pouvons aller au fond des dialogues. Son blog autorise cela. Alors n'hésitez pas à exprimer ce qui vous fâche ainsi et qui peut-être a été mal compris.

helenablue a dit…

Je repasse ici , aprés déjà m'y être arrétée ce matin ...
avec beaucoup de bonheur et ce texte de Jalel a illuminé ma journée ...

merci à vous ...

je trouve les mots de Christiane aussi particuliérement juste et touchants , et je suis aussi fortement remuée par ce qu'écrit ici , Debla et je l'en remercie ...
au passage d'ailleurs je les embrasse ...

j'aimerais vous emprunter votre texte , Jalel, si vous m'y autorisez pour en faire une note plus personelle sur mon espace ..

avec toute mon amitié
hélèna

Jalel El Gharbi a dit…

@ Helena : Merci, chère Héléna de l'echo que vous vous proposez de donner à ce texte.
Bien à vous

christiane a dit…

J'invite Olfa, Débla et Heléna à lire l'interview magnifique de Cécile Oumhani sur le blog en lien chez Jalel : terresdefemmes.blogs.com

christiane a dit…

Mais que je suis sotte ! pourquoi seulement mes trois amies ! Allez les messieurs et autres amis du blog de Jalel, n'hésitez pas ! C'est d'une telle beauté ce dialogue chez Angèle Paoli - Terres de Femmes !

Angèle Paoli a dit…

Jalel, elle est très belle cette interprétation coranique et métaphorique du mot "manigance" pour caractériser la femme! Votre interprétation !
Vous écrivez : « rien ne nous oblige à les (ces mots) comprendre prosaïquement. » Mais rien non plus qui nous incite à prendre ces termes poétiquement !

Peut-être faut-il, pour affiner notre analyse, élargir le champ textuel : que disent les versets alentour ? Dans quel contexte s'inscrit le terme « manigance » ? Et trouve-t-on ailleurs, dans d'autres versets, le même mot avec d'autres interprétations possibles?
Je veux bien croire en votre bonne foi mais j’ai besoin d’en savoir plus. Pour moi, un mot tiré de son contexte ne donne pas son entière mesure, sa charge maximale. Et en aucun cas je ne peux me fier à un mot pour en tirer une conclusion, même si cette conclusion conduit vers l'apaisement des esprits.

Par ailleurs, je ne voudrais pas introduire à nouveau le ver dans le fruit, mais je ne peux m'empêcher d'établir un lien entre la femme-manigance du Coran et notre Eve aux ruses multiples. De l’une à l’autre, il n’y a qu’un pas. Mais à dire le vrai, cela ne me gêne pas ! Je vais vous dire pourquoi : si l’interprétation métaphorique que vous nous apportez me plaît par la richesse des images que vous nous proposez de lire, moi, en tant que femme, je ne suis pas prête à renoncer à une Eve aux visages multiples. Y compris à celui d’une Eve rusée, séductrice, capable d’entraîner l’homme dans la chute!
Mais je peux me permettre de jouer de ce paradoxe, justement parce que je suis une femme !

Ah, mais je vois en lisant les commentaires qui accompagnent votre billet que je suis la SEULE à penser les choses ainsi ! J’espère ne pas semer la zizanie chez vous, ce soir, cher Jalel.

helenablue a dit…

pourquoi quand il s'agit de charme , ruse et autre manigance ; il vient tout de suite à l'esprit des un(e)s et des autres que cela est fait pour emmener l'autre loin de lui-même ...

toute communication est manipulation , disons plutot , influence ...
et toute femme que je suis , et malgré les dérives que cela peut entrainer , je reste sensible au fait que le charme , puisque c'est ainsi que je défifnis ce que je viens de lire du texte de Jalel , reste à mon sens un raffinement dans la relation et une maniére d'être au monde ...
et tout cela sans arriére pensée d'aliéner l'autre , comme on peut nous le faire croire avec Eve ! elle n'a pas fait de mal à Adam que je sache , elle lui a ouvert des voies insoupçonnées par lui ; et sans doute que la réciproque est vrai ...
et je revendique volontiers d'ailleurs cette capacité de séduction , mais qui ne me semble pas exclusivement féminine ....

bonne soirée cher Jalel
bien à vous
helena


et peut-être bien que je me trouve hors sujet ...!

Anonyme a dit…

rien n'est poétique dans ce verset;il est cru et direct: ne cherchez pas le coupable parmi vous c'est la femme!et depuis les musulmans l'ont compris ainsi.

Andrea Maldeste a dit…

Belle interprétation, et si ce vers était du français, et non de l'arabe littéraire, j'aurais presque envie de dire que manigance, qui vient de manus "main", manigant «ouvrier», trouverait-là une interprétation moins délicieuse mais plus pragmatique…

christiane a dit…

Angèle est une chipie !!!!
Andréa,
oui, mais comment expliquez-vous le suffixe gance ? Le provencal ? manigo : manche d'habit
manigà : faire disparaître dans sa manche... manoeuvres secrètes et dissimulées, dit Le Robert.
C'est assez amusant que les femmes soient coquines ! Après tout Eve et Adam !!!! cela devait manquer un peu de surprise et de fantaisie ce face à face de la fidélité imposée !!! même métaphoriquement !!!!

Andrea Maldeste a dit…

@ christiane : heuuu le féminin de "Manigant" peut-être tout simplement...

Quirin a dit…

cher Jalel,
la très grande majorité des messages que tu réçois ressemblent beaucoup à ce qu'Anita nous écrivit ce 6 mai: "Sortez de la bibliothèque, mes amis, pour courir au grand air!". J'entends présentement là où vivent des milliards de femmes dont les maîtres devant dieu (quel qu'il soit)puisent dans des textes patriarcaux et phallocratiques et voulus tels la justification de tous leurs abus. Et ce n'est hélas pas des interprétations semanticopoétiques sophistiquées qui changeront quoi que ce soit à leur sort.
Pardonne-moi ce cri du coeur!

gmc a dit…

dante alighieri a écrit sur ces sujets un ouvrage qui est toujours d'actualité, "divina commedia", chacun devrait le lire ou le relire plutôt que de colporter des ragots médiatiques, en guise de baume espéré auto-curateur ou de symptômes névralgiques.

Andrea Maldeste a dit…

j'avoue ne pas comprendre ces débuts de petites controverses ou de colère… tout l’intérêt de la littérature c’est d’enfanter d’autres textes et de pouvoir en discuter… d’engager des commentaires justement… Tant qu’à prendre l’air… ce n’est pas incompatible avec être parfois dans sa bibliothèque… on peut vouloir les deux… Enfin je pense moi que c’est justement par le dialogue et la possibilité d’interprétation que les choses évoluent… le drame c’est justement de ne pouvoir en parler… et de devoir subir une interprétation unique… Alors oui nos commentaires ne changeront peut-être pas la situation de la femme dans le monde… ils n’en ont du reste pas la prétention… mais les idées font leur chemin… et encore plus vite depuis Internet… Alors commentons… discutons… écrivons… ce blog est là pour ça et c’est une aubaine…

christiane a dit…

Merci Andréa. Je pense comme vous que le dialogue que certain(e)s méprisent est la seule issue pour sortir de ces drames.

Andrea Maldeste a dit…

Et j'ajoute que je me délecte moi des interprétations sémantico-poétiques... et qu'aucune femme du monde n'a à s'en plaindre... Enfin une petite interprétation sémantique peut être parfois à l'origine de grandes méprises aux conséquences désastreuses... je songe ici a Eve né d’une "côte" d'Adam et non pas du "côté"... et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres malheureusement… Alors non ce n'est pas si inutile que cela de ré-interpréter... si cela rétabli des vérités en plus...

gmc a dit…

VARIATION INDIGO

Dans le monde des sérieux
La comédie devient drame
Tout en restant joyeuse
Et surtout comédie

Kali la noire
Dissipe les brouillards
Des enfants du tumulte
Laissant les poignards
A ceux qui aiment
Les sensations noires

Dentelles de safran
Au-dessous des volcans

Andrea Maldeste a dit…

;-) la poèsie aurait-elle le dernier mot ?

Dans le monde des rigolos
Le drame devient comédie
Tout en restant tragique
Et ainsi va la vie

Kirikou la sorcière
Dissipe les ornières
Les enfants tumultueux
Applaudissent joyeux
En laissant aux parents
Les larmes et le sang

Froufrou et bagatelle
Pas de massacre chez Jalel

Le sérieux n'est pas sérieux...

Jalel El Gharbi a dit…

@ Tous : Merci de vos commentaires. Voici ce que ce texte n'est pas ou en tout cas ne voudrait pas être : ce n'est pas de l'exégèse, ce n'est pas une fatwa. Je dis tout simplement qu'il faut mettre de la poésie partout. Ce n'est pas par la laideur qu'on luttera contre la laideur, ce n'est pas par l'intolérance qu'on vaincra l'intolérance. "La beauté sauvera le monde" dit le personnage de Dostoievski que rappele Helenablue sur son blog. Le sort fait à la femme dans nombre de pays musulmans est une des manifestations de la laideur de ce monde. A cela, je n'ai rien d'autre à opposer que la poésie, que les considérations "sémanticopoétiques". Mes métaphores je les emprunte dans toutes les cultures, celles qui ont le vent en poupe et celles qui aujourd'hui suscitent la phobie...Pour moi, il n'y a aucune autre possibilité. Ca ne sert peut-être à rien mais moi, je suis d'Orcident, je suis d'Occirient.
Je cherche à dire que la lumière est partout (comme l'obscurité, comme l'obscurantisme). A tout cela je continuerai à opposer mon culte du beau, de la métaphore et je vais aller plus loin : le monde doit être poétique ou il périra.
Le monde a besoin de poésie pour être plus lui-même , pour cesser d'être moins immonde.
J'ai fait un travail de poète. Et je vais vous dire une chose : la charia ne l'interdit pas. Il est regrettable que certains l'interdisent au nom de principe "démocratiques".

gmc a dit…

BELLE COMME LE MONDE

Sèche tes larmes
Sous le sel le feu
Sous le feu le miel

Par les trois voies
Tu peux voir la femme
Et pas les formes
Qui empruntent son nom

Dans les yeux pâles de Majnun
Brille la beauté de Leïla
Comme le sacre du printemps

soulef a dit…

"Dieu n'a créé les femmes que pour apprivoiser les hommes ."disait Voltaire dans l'Ingénu.

et Paul Verlaine dans les Poèmes Saturniens:
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue ,et que j'aime ,et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois , ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre , et m'aime et me comprend .
La femme ne peut trouver de meilleur allié que le poète quand elle le comprend et quand elle l'inspire .

Jalel El Gharbi a dit…

@ Soulef : merci de votre éloge de la poésie

Meriem Tellache a dit…

Tiens, gmc est passé par là...

J'aime à noter ceci : photographie de feuilles de vigne
pour ce texte... (à moins que ce ne soient pas des feuilles de vigne ?)

Jalel El Gharbi a dit…

@ Meriam Tellache : Bonjour Meriam. Ce sont bien des feuilles de vigne.
Merci de votre passage

stephanie gaou a dit…

Vu ainsi, ce verset du Coran nous réconcilierait presque avec l'image de la femme... Mais il n'en demeure pas moins que je n'aime pas le verbe manigancer, d'ailleurs terme familier en Fr., = tramer secrètement, la femme n'est pas si différente de l'homme en cela qu'elle cherche son bonheur, de manière absolue, ontologiquement - si je puis dire, et pas uniquement par la manigance & le secret. Mais votre article est très beau...

Jalel El Gharbi a dit…

@ Stéphanie Gaou : le verbe employé dans le Coran est "yakiidou" (racine KYD) qui se traduirait plutôt par "comploter" mais sans ses connotations politiques. J'ai donc dû employer le verbe "manigancer" (pour la racine main qu'il comprend) mais je vous accorde que ce n'est pas parfait. Il fallait que j'écrive ce texte. Le monde serait inhabitable sans lecture poétique.
J'avais projeté avant ces massacres d'écrire la suite : nous complotons contre les femmes.....
Merci de votre passage.

will a dit…
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