samedi 23 septembre 2017

Appel à communication pour le congrès "Imaginaires de l’altérité"

3ème Congrès International du CRI2i

Imaginaires de l’altérité Hammamet – Tozeur, Tunisie
6-10 mars 2018

Ex-voto, oeuvre de Myrtille Henrion Picco
Le réseau CRI2i se propose de consacrer son 3e Congrès international aux débats autour des imaginaires que suscite la question de l’altérité. Cette notion a beau avoir été largement analysée en  philosophie et en  sciences humaines, elle continue à nous préoccuper, présidant à  notre conscience et imposant un questionnement incessant. Le rapport à l’Autre n’a jamais été aussi problématique que dans le contexte mondial actuel où les nouvelles valeurs de standardisation véhiculées par la culture de la mondialisation font face à l’hégémonie croissante des revendications identitaires. L’époque est marquée par le brassage des identités, voulu par le nouvel ordre mondial, et la pensée unique libérale se heurte à une opposition farouche des groupes sectaires et des mouvements radicaux. Qu’est-ce qui justifie cette flambée de violence qui frappe au quotidien, çà et là, et ces discours brandissant la bannière de l’inimitié, sinon le rejet de la différence et la négation de l’altérité ? Qu’est-ce qui triomphe aujourd’hui partout dans le monde sinon l’exclusivisme, l’intolérance et la haine de l’Autre ?
C’est dans ce contexte tendu, placé sous le signe du choc des civilisations, que s’affirme le besoin de revisiter la notion d’alteritas et de confronter les imaginaires philosophique, artistique et littéraire relatifs à la notion de l’Autre dans sa relation dialectique avec celle de l’identité collective. N’est-il pas temps de réévaluer l’image de soi et de réajuster la représentation de l’Autre ? de dépasser le nombrilisme et l’ethnocentrisme afin de passer d’une altération à une véritable altérité ?
Néanmoins, loin de vouloir nous enfermer dans les regards croisés entre Orient et Occident – ou encore entre Nord et Sud – et de nous limiter aux représentations bipolaires et réductrices, développées de part et d’autre des deux rives de la Méditerranée, entre autres, nous  voudrions définir l’Autre dans sa large diversité, en tant que somme de constructions imaginaires plurielles, tributaire de la société et de l’époque et renfermant une infinité de figures et de représentations.
Les anciens Grecs, à l’instar de maintes cultures, ont déjà multiplié les figures de l’Autre mais ont perçu l’altérité surtout sous un angle négatif. Prenant un caractère centripète, leur conception de la cité s’articulait autour des privilèges propres uniquement aux citoyens libres qui devaient occuper le centre, tout en repoussant dans la marge et selon une catégorisation spatiale, tous ceux jugés différents : non seulement les étrangers, les barbares et les ennemis, mais également les femmes, esclaves et éphèbes.
Nous voudrions donc engager une réflexion sur les diverses manifestations de l’altérité et interroger non seulement ses multiples représentations littéraires et artistiques, mais également les soubassements historiques, psychosociaux et idéologiques à l’origine de sa  construction. Nous nous proposons de nous ouvrir à la pluralité des formes d’altérité : l’altérité exogène qui renvoie à des peuples différents dont nous séparent la géographie ou /et le temps, et l’altérité endogène « référant à ceux qui, marqués du sceau d’une différence, qu’elle soit d’ordre physique ou corporel (couleur, race, handicap, genre, etc.), du registre des mœurs (mode de vie, forme de sexualité) ou liée à une appartenance de groupe (national, ethnique, communautaire, religieux, etc.), se distinguent à l’intérieur d’un même ensemble social ou culturel et peuvent y être considérés comme source de malaise ou de menace »[1].
L’imaginaire de l’altérité devrait être analysé lors de ce Congrès, comme un espace intermédiaire, comme une interface entre la conscience de soi et l’environnement social, le sujet et le monde, conditionnant de la sorte notre rapport à la littérature, à l’art et à la culture et s’imposant par là même à toute forme de création. Il détermine notre vision du monde et notre façon de l’interpréter. Nous voudrions identifier la trace et l’importance de l’Autre comme matrice de la création, remettre en question la notion de l’originalité de l’œuvre et démystifier sa perception comme une pure création. Celle-ci doit être perçue comme une rencontre et une synthèse d’une altérité plurielle, prenant des dimensions discursives, esthétiques et poétiques. Cette rencontre a déjà été largement conceptualisée par maintes approches critiques contemporaines, notamment en Tunisie : polyphonie, intertextualité, dialogisme, plurilinguisme, etc.
Ce Congrès permettra également d’étendre la réflexion à l’imaginaire de l’ailleurs et de l’autrefois et d’interroger le goût du pittoresque et tout l’héritage de l’exotisme. On réfléchira, particulièrement, sur les fantasmes et les obsessions, sur les clichés et les stéréotypes qui n’ont cessé de modeler l’image de l’Autre. D’autre part, on profitera de ce débat autour de la notion d’altérité pour réévaluer toute une terminologie critique souvent utilisée de manière interchangeable, en l’occurrence, interculturalité, transculturalité, pluriculturalité, et  acculturation.
Tout en privilégiant les domaines de la philosophie, des lettres et des arts, nous souhaiterions, lors de ce Congrès, nous ouvrir à toutes les disciplines que peut solliciter  la réflexion sur l’altérité. Nous ambitionnons de confronter les approches en histoire, en sociologie, en psychanalyse, etc. et de créer des synergies interdisciplinaires autour des formes d’exclusion et du statut  de la diversité.
Le 3e Congrès International du réseau du CRI2i se propose donc de dresser un état des lieux des recherches menées sur l’imaginaire de l’altérité dans les pratiques artistiques et les sciences humaines et sociales en confrontant analyses, travaux et perspectives à partir des axes suivants :
  • Philosophie (religion, sacré), psychanalyse et neurosciences
  • Arts, littérature et linguistique
  • Pédagogie et sciences de l’éducation
  • Histoire, sciences politiques et sciences sociales.

Principales échéances et droits d’inscription

– Les fiches de pré-inscription seront renvoyées aux adresses mentionnées avant le 25 juin 2017. 
– Les propositions définitives de communication (titre, résumé – une vingtaine de lignes –, 5 mots clefs) seront accompagnées d’une courte notice bibliographique (modèle joint) et envoyées au plus tard  le 15 octobre 2017 à l’adresse suivante : ismail_hichem@yahoo.frcongres3.cri2i@gmail.com
-15 décembre 2017 : notification de la liste des communications acceptées.
-30 janvier 2018 : rentrée des textes définitifs, accompagnés de leur résumé.
Un droit d’inscription forfaitaire de :
  • 250 € sera demandé aux participants étrangers. Ce droit d’inscription inclut :
    • le programme du colloque ;
    • les pauses-café ;
    • l’hôtel en  pension complète pendant 4 jours.
  • 330 DT sera demandé aux participants locaux. Ce droit d’inscription inclut :
    • le programme du colloque ;
    • les pauses café ;
    • l’hôtel en pension complète pendant 3 jours.

Circuit touristique au sud tunisien

Le Congrès qui se déroulera dans un grand hôtel à Yasmine Hammamet les 6,7 et 8 mars 2018 (mardi-jeudi), sera suivi les 9 et 10 mars (vendredi-samedi) d’un circuit touristique en autocar dans le sud tunisien désertique. Au programme : visite de Gabès et des Habitations Troglodytiques berbères à Matmata, visite du centre d’animation Pégase à Douz (balade à dos de dromadaires – pour ceux qui le souhaitent –, ou en quad, ou encore en deltaplane. Assister au coucher du Soleil au cœur du Sahara), visite de Tozeur et des oasis de montagnes Chebika et Tameghza, balade en 4×4 dans les dunes d’Ong El jemal et visite du décor de Star Wars.   Il s’agit d’une excursion optionnelle pour un prix de 130 € par personne.

Comité scientifique

Jean-Jacques WUNENBURGER (Université Jean Moulin Lyon3, France)
Corin BRAGA (Université Babes-Bolyai, Cluj-Napoca, Roumanie)
Hédia ABDELKEFI (I2L- Université Tunis El Manar, Tunisie)
Ali TOUMI ABASSI (Université de la Manouba, Tunisie)
Jalel El GHARBI (Université de la Manouba, Tunisie)
Ana Tais PORTANOVA BARROS (Universite Federale du Rio Grande do Sul, Porto Alegre, Brésil)
Gérard PEYLET (CLARE-LAPRIL, Université Michel de Montaigne, Bordeaux-Montaigne, France)
Véronique ADAM (Université Toulouse II, France)
Hichem ISMAIL (Université de Sfax, Tunisie)

Comité d’organisation

Besma HNANA (Université de Sfax)
Semia SALLEM (Université de Sfax)
Mohamed BOUSSARSAR (Université de Sfax)
Hichem ISMAIL  (Université de Sfax)

Coordinateur du Congrès

Hichem ISMAIL

samedi 9 septembre 2017

La Table de Jugurtha

La Tunisie prépare un dossier pour l'inscription de la Table de Jugurtha sur la liste du patrimoine universel de l'humanité. Il s'agit d'une mesa dont l'altitude s'élève à 600 mètres. Ce site difficile d'accès servit de refuge lors des diverses conquêtes que connut la Tunisie. La Table de Jugurtha se trouve dans la région du Kef, à Kalaat Senane. 
Le dossier de la Table s'ajoute à trois autres que la Tunisie prépare : Djerba, pour la coexistence entre les trois religions, les poupées de Sejnane (en terre cuite), et Tozeur avec le Chott Djerid.


mardi 22 août 2017

نعم لإقرار المساواة التامة والفعلية بين الجنسين في تونس

نعم لإقرار المساواة التامة والفعلية بين الجنسين في تونس
(oui à l'égalité totale et effective entre les deux sexes en Tunisie)

samedi 24 juin 2017

Le musée de l'armée nationale

 (Photo Samia Chagour)
Galerie des antiquités du Musée militaire national de La Manouba (Palais de la Rose, ancienne maison Hammouda Pacha), superbement restauré par l'armée. 
Le musée retrace l'histoire militaire de la Tunisie depuis les guerres puniques jusqu'à ses derniers faits d'armes. 
A visiter. 

mercredi 21 juin 2017

Nos ancêtres les Philène


L'historien Valère Maxime rapporte dans Faits et dits mémorables que Carthage et Cyrène (l'actuelle Shahat en Libye), cité grecque à l'époque,  se disputaient les territoires limitrophes et n'étaient pas d'accord sur le tracé des frontières.

En peuples peu belliqueux, Carthaginois et Cyrénéens convinrent de faire partir des jeunes au pas de course de leurs villes respectives. Le point de rencontre des deux parties constituerait la frontière. Selon Valère Maxime, les Philène, deux frères mandatés par Carthage seraient partis avant l'heure convenue (ce que je démens formellement, je prétends que les Philène ont marché jour et nuit !) tant et si bien que la rencontre eut lieu près de Cyrène, du côté de l'actuelle Ras Lanouf. 

Temple de Zeus à Shahat
Excédés, les Cyrénéens admirent la nouvelle frontière à condition que les frères Philène acceptassent en contre partie de se laisser enterrer vivants. Ils y consentirent sans difficulté.
Lorsque les Italiens ont occupé la Libye (de 1911 à 1943), ils ont érigé à la frontière de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque un monument à la mémoire de nos valeureux ancêtres  rappelant leur autel, l'arco dei Fileni.
Une réplique d'un tel monument pourrait baliser la frontière avec nos voisins libyens. A bon entendeur salut !

mercredi 7 juin 2017

Université de La Manouba, programme du Master 1 et 2 en langue et littérature françaises

                            Programme Master 1    (2017/2019)
  Premier semestre
Littérature XVII et XVIII siècles
    Corneille, Cinna
     Montesquieu, Les Lettres persanes
Littérature francophone : Driss Chraibi, Le Passé simple
                                         Césaire, Cahier d’un retour au pays natal
Question de littérature moderne et contemporaine
        Le train : Zola, La Bête humaine
                        Cendrars, La Prose du Transsibérien
        L’homme et la nature : Giono, Que ma joie demeure
                                             Le Clézio, Onitsha
   Deuxième semestre
Littérature du Moyen-âge et du XVIè siècle
            Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au lion
            Montaigne, Les Essais, livre III
Littérature du XIXè et du XXè : Musset, Lorenzaccio
                                                    Alain Robbe-Grillet, La Jalousie
Littérature comparée :
Volonté et résistance : Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique
                                          Hemingway, Le Vieil homme et la mer
L’homme et son double : Stevenson, L’Etrange cas de Dr.Jekyll et Mr Hyde
                                                Théophile Gautier, le Chevalier double
                                                 Italo Calvino, Le Vicomte pourfendu
Options : Sémiologie de l’image
                  Critique littéraire

                                                                   Master 2


Poésie : Rimbaud, Poésies
Roman : Camus, La Chute
Théâtre : Beckett, Fin de partie
Essai : Tocqueville, De la démocratie en Amérique





vendredi 21 avril 2017

Appel à contribution

Les ancêtres numides
Les ancêtres numides
Appel à contribution

            Dans les littératures tunisienne et algérienne, la référence à la Numidie relève moins de l’intérêt historique que d’un avenir commun qui demande à être construit. Il appert, en ces temps où, pour des raisons autres qu’identitaires, se pose avec acuité la question de l’identité, que la référence au passé numide illustre l’idée que l’identité ne relève pas du « parfaire » mais du faire. Elle n’est pas réalisation d’idéaux - de quelque nature qu’ils soient -  mais ressourcement et ouverture sur l’altérité, i.e. sur cela qui est donné comme négation de l’identité. Nous extrapolons à peine en soutenant que l’identité réside dans la remise en question de l’identitaire, dans la perspective d’un questionnement, d’un faire, d’un poïen.  
            Nous proposons dans l’ouvrage que nous projetons de publier d’axer la réflexion sur la référence à la Numidie et aux Numides dans les lettres tunisiennes et algériennes contemporaines. Il s’agira pour nous d’étudier la manière avec laquelle s’opère l’inscription de la dimension numide dans la revendication identitaire des héritiers du passé numide (Tunisiens et Algériens). Qu’est-ce qui rend signifiant la référence à ce passé caduc ? Quelles accointances peut-il avoir avec l’avenir ? Notre propos n’est pas de réfléchir sur les implications idéologiques de cette présence numide mais plutôt d’interroger les conditions textuelles, stylistiques d’une telle inscription. Comment la référence au passé mythique, pour certains, se fait-elle dans le texte ? Quelles en sont les figures médiatrices ? Par quels biais le passé devient un des signifiants d’un avenir qui se profile ?

Calendrier : Les propositions de textes sont à envoyer à jalel.elgharbi@gmail.com avant le 25 juin.
Notification de l’acception le 30 juin
Envoi des articles : le 1er octobre 2017
Parution de l’ouvrage : début 2018

Tous les textes seront soumis à une double évaluation. 

vendredi 14 avril 2017

Appel à communication. Colloque L'écrivain-traducteur


La Caravage : Saint Jérôme écrivant


APPEL A COMMUNICATIONS
date limite : 30 avril 2017

COLLOQUE
Grenoble les 9 et 10 novembre 2017 puis à Paris les 18 et 19 janvier 2018

L’écrivain-traducteur. Ethos et style d’un co-auteur

Les théories de la traduction, depuis les années 1980, donnent au traducteur un véritable rôle de créateur. « Traduire n’est traduire que quand traduire est un laboratoire d’écritures[1] », écrivait H. Meschonnic, s’accordant sur ce point à la théorie interprétative, à laquelle par ailleurs il s’en prenait avec virulence. Celle-ci, fondée sur le principe de la déverbalisation[2], place au centre de l’acte traductif la créativité du traducteur, qui « ne se pos[e] plus le problème de l’intraduisibilité de tel ou tel poème, mais seulement celle de savoir si sa propre créativité langagière est suffisante pour lui permettre de produire un texte qui sera équivalent à l’original dans toutes ses fonctions de désignation et d’évocation[3] ». Dans la pensée traductologique moderne, le texte traduit doit avoir la même valeur littéraire que le texte source, être autonome dans la langue d’arrivée et viser une équivalence d’effet.
Le texte traduit est pourtant encore très largement marginalisé dans les études littéraires, même lorsque son traducteur est un auteur reconnu dans le champ et l’histoire littéraires. Elles l’envisagent non comme un objet autonome, mais comme medium dans le processus de communication entre un auteur et un lecteur. Les approches comparatistes lui font certes une place plus importante, mais, là aussi, l’analyse privilégie l’accès au texte source. La posture critique dominante consiste à évaluer, en termes de réussite ou d’échec, de fidélité ou de trahison, le passage d’une langue à l’autre, et non à aborder le produit de la traduction dans son autonomie par rapport au texte source.

Au cœur de cette défiance généralisée à l’égard du texte traduit – alors même que la France est, avec l’Allemagne, l’un des deux pays à traduire le plus de littérature étrangère[4] – se trouve la question complexe du statut du traducteur et de son auctorialité, avec des enjeux notamment légaux. Même si certains, tel Pierre Assouline, militent aujourd’hui pour la reconnaissance statutaire du « traducteur coauteur[5] », les textes de loi circonscrivent l’auctorialité du traducteur dans des limites étroites, la bordant au prix de maints paradoxes. Dans le Code des usages pour la traduction d’une œuvre de littérature générale[6], par exemple, le traducteur est certes considéré comme un « auteur », mais il doit respecter l’auteur source, selon une relation asymétrique, parfaitement (chrono)logique, ainsi que les attentes de l’éditeur, qui est, contractuellement, « à l’initiative de la création ». Le processus de traduction doit négocier entre réception et genèse, entre les attentes du lecteur (idéal ou réel, dont l’éditeur peut préciser le profil en raison d’une collection par exemple) et de l’auteur (idéal ou réel également, muséifié ou impliqué dans le processus de traduction). Ces deux horizons (au sens où ils sont structurants mais ouverts) peuvent placer le traducteur dans une position contradictoire lorsque les intentions auctoriales divergent avec les attentes supposées du lectorat. La responsabilité de l’auteur d’une traduction paraît donc doublement bornée et assujettie à l’arbitrage de l’éditeur en cas de litige : d’une part, le traducteur doit s’adapter à un horizon de lecture en respectant des critères stylistiques, formels et culturels ; d’autre part, il doit viser à rebours ce que l’on pourrait nommer un horizon d’écriture pour éviter (ou a contrario déclencher) un conflit avec l’auteur source ou son représentant. Le traducteur est ainsi un acteur du champ littéraire qui cristallise au plus haut point les permanentes négociations autour de l’auctorialité d’une œuvre : les questions de responsabilité légale, de signature (avec divers lieux et maintes modalités – individuelle, collective, générique) ou de liberté créative.
Floue d’un point de vue légal, l’auctorialité du traducteur est également contradictoire dans la présentation que se construit un auteur de traduction, aussi bien dans son texte que dans son entour[7]. Dans les marges du texte comme dans les marqueurs stylistiques (allographes ou autographes[8]), le traducteur construit en effet un ethos[9] – d’érudit et d’expert ou au contraire de néophyte voire d’incompétent, de franc-tireur, pour ne citer que quelques unes des positions archétypiques possibles. Le rapport à la signature (effacée, autonome, ou double voire collective) est à ce titre éclairant, l’auteur de la traduction assumant la paternité du texte à divers degrés, quitte à en éclipser l’auteur originel. Aussi deux postures sont-elles concomitantes et divergentes : le traducteur en relation co-auctoriale (le dialogue s’inscrivant dans le retour sur un texte-référence) et l’auteur écrivant aussi en son nom propre (l’écriture se projetant dans l’avenir du texte publié et signé). L’auctorialité partagée, propre à toute traduction, implique donc une conciliation entre l’image du fidèle lettré et de l’écrivain, qui devient paroxystique lors de la collaboration entre deux auteurs qui finissent par signer tous deux un nouveau texte, original sans être originel, à l’instar de Cendres signé par le duo Beckett-Pinget. Parallèlement, le traducteur doit négocier entre son ethos et celui de l’auteur-source dont il peut modifier la représentation auprès du lectorat. Le texte traduit porte ainsi les traces de ce que R. Amossy appelle un « retravail de l’ethos préalable »[10] aussi bien du traducteur (s’il est connu) que de l’écrivain traduit, autrement dit la traduction opère une transformation de l’image que le public se fait déjà des deux écrivains, à partir de leur réputation ou de leur statut. La spécificité du texte traduit réside dans ce double « retravail de l’ethos préalable », ce que l’analyse du discours entend comme « la reprise et la réélaboration de positions existantes » pour « moduler, voire remodeler son image »[11].
Dans le prolongement du texte traduit, la question d’une bipolarité ethique et stylistique peut se rejouer au niveau de l’esthétique d’une œuvre, par la pratique de la référence complice ou, au contraire, distinctive. Ainsi, Giono, qui finit de traduire Moby Dick en 1939, s’inspire de cette première version française du monument de Melville dans un roman peu connu, Pour saluer Melville, où se construit un autoportrait oblique. Cet exemple de création illustre le paradoxe ethique de l’écrivain-traducteur : la fréquentation intime d’une œuvre allographe sous-tend l’œuvre auctoriale, au point d’en influencer le matériau thématique, certains choix esthétiques ou encore l’image de soi ; en retour, le traducteur-écrivain s’émancipe de la fidélité au texte originel de même qu’il s’affranchit de l’exactitude biographique pour s’approprier une présentation de l’autre comme soi-même.
La question de la construction de l’ethos de l’écrivain-traducteur amène également à revaloriser et à interroger le rôle de celui-ci au sein de l’histoire littéraire, qu’il démembre et recompose, ou encore celui du texte traduit comme creuset d’expérimentations stylistiques. Le traducteur peut tisser des filiations ou des anti-modèles, opérer un basculement contre-historique sur l’originalité esthétique d’un texte, d’abord connu au prisme stylistique de son traducteur. De même, les mouvements littéraires pourraient être revus à travers la généalogie de secondes mains : les innombrables traductions de Virgile, par exemple, deviennent elles-mêmes palimpsestes et lieu de positionnement entre leurs auteurs, depuis Clément Marot à Marcel Pagnol en passant par Victor Hugo, Paul Valéry ou encore André Chénier pratiquant la réécriture des Bucoliques. La petite main du traducteur est celle de l’écrivain se faisant la main : semblable au pastiche qu’a pu pratiquer Proust pour s’émanciper du style flaubertien, la traduction en tant qu’écriture à contraintes peut alors s’apparenter à une maïeutique stylistique.

Ce colloque propose ainsi d’étudier les écrivains-traducteurs du XXe siècle à aujourd’hui pour réfléchir sur une présentation de soi contradictoire, au travers notamment de ses marqueurs stylistiques, en mesurer les incidences sur les écrits postérieurs aux traductions, et revisiter l’histoire littéraire en reconstituant la cartographie souterraine de signatures qui migrent de la marge (mention du traducteur) au centre (sceau de l’auteur). Dès lors, c’est la notion de responsabilité auctoriale qui se trouve interrogée dans ses dimensions énonciatives, stylistiques, pragmatiques, esthétiques, sociopoétiques et historiques. Les communications privilégieront l’étude d’écrivains-traducteurs de langue française (première ou seconde), pour appréhender la posture ambivalente d’un lettré par ailleurs auteur d’une œuvre autonome. Débordant le champ de la traductologie, les approches poétiques, génétiques, stylistiques, juridiques, historiques et sociologiques sur des études de cas seront les bienvenues. À titre indicatif, nombre d’écrivains des XXe et XXIe siècles ont traduit un pair : Arthur Adamov, Louis Aragon, Samuel Beckett, Messaoud Benyoucef, François Bon, Yves Bonnefoy, Rachid Boudjedra, Frédéric Boyer, Hélène Cixous, Marie Darrieussecq, René Depestre, Virginie Despentes, Mathias Enard, Raymond Federman, Yves Gauthier, André Gide, Jean Giono, Julien Green, Armel Guerne, Eugène Guillevic, Nancy Huston, Philippe Jaccottet, Jean-Marie Laclavetine, Valery Larbaud, Gérard Macé, André Markowicz, Jean-Yves Masson, Brice Matthieussent, Emmanuel Moses, Vladimir Nabokov, Marcel Pagnol, Robert Pinget, Adélaïde Pralon, Marcel Proust, Sylvain Prudhomme, Armand Robin, Jacques Roubaud, Martin Rueff, Danièle Sallenave, Tiphaine Samoyault, Henri Thomas, Alexandre Vialatte, Michel Vinaver, Antoine Volodine, Kateb Yacine, Marguerite Yourcenar, etc.


Les propositions d’intervention devront être envoyées à Aline Marchand (aline.marchand@sorbonne-nouvelle.fr) et PascaleRoux (pascale.roux@univ-grenoble-alpes.fr) avant le 30 avril 2017. Un résumé de 500 mots (notes de bas de pages non incluses) sera accompagné d’une notice bio-bibliographique.


Le colloque se tiendra à Grenoble les 9 et 10 novembre 2017 puis à Paris les 18 et 19 janvier 2018 avec deux tables-rondes d’écrivains-traducteurs.


Comité scientifique : Mathilde Barraband, Université du Québec à Trois-Rivières ; Bruno Blanckeman, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 ; Dominique Combe, ENS-Ulm ; Choi Mikyung, Université Ewha à Séoul ; Julien Piat, Université Grenoble Alpes ; Nathalie Piégay-Gros, Université de Genève ; Anna Saignes, Université Grenoble Alpes ; Alain Schaffner, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

Bibliographie indicative :
Ruth Amossy, [éd.], Images de soi dans le discours : la construction de l’ethos, Lausanne, Delachaux et Niestlé, 1999.
Ruth Amossy, « La double nature de l’image d’auteur », Argumentation et Analyse du Discours [revue en ligne], n° 3 (Éthos discursif et image d’auteur), octobre 2009, 14 p. URL : http://aad.revues.org/index662.html.
Ruth Amossy, La présentation de soi : ethos et identité verbale, Paris, PUF, coll. « l’interrogation philosophique », 2010.
Michel Ballard, De Cicéron à Benjamin : traducteurs, traductions, réflexions [1992], Villeneuve-d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2007.
- Histoire de la traduction : Repères historiques et culturels, Bruxelles : de Boeck, 2013.
Bernard Banoun et Jean-Yves Masson [dir.], Histoire des traductions en langue française, volume 4, XXe siècle, 1914/18-2000, Lagrasse : Éditions Verdier, à paraître en 2016.
Walter Benjamin, « La tâche du traducteur » (1926), in Mythe et violence (1971), trad. M. Broda, in Po&sie, n° 55, 1er trimestre 1991.
Antoine Berman, La traduction et la lettre ou L'auberge du lointain [1985], Paris : Éd. du Seuil, 1999.
Antoine Berman, L’épreuve de l’étranger : culture et traduction dans l'Allemagne romantique [1984], Paris : Gallimard, 1995.
Yves Bonnefoy, L'autre langue à portée de voix : essais sur la traduction de la poésie, Paris : Éd. du Seuil, 2013.
Martine Broda [dir.], La traduction-poésie : à Antoine Berman, Strasbourg : Presses universitaires de Strasbourg, 1999.
Edmond Cary, Comment faut-il traduire ?, Presses universitaires de Lille, 1985.
John Cunnison Catford : A Linguistic Theory of Translation : an essay in applied linguistics, London : Oxford University Press, 1967.
Yves Chevrel, Lieven d'Hulst et Christine Lombez [dir.], Histoire des traductions en langue française, volume 3, XIXe siècle, 1815-1914, Lagrasse : Éditions Verdier, 2012.
Jacques Derrida, Difference and Translation, Cornwell Presse, Éditions Joseph Graham, 1985.
Fabienne Durand-Bogaert (dir.), « Traduire », Genesis 38, Paris : Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2014.
Julien Green, Le langage et son double [1985], Paris : Éditions du Seuil, 1987.
Efim Etkind, Un art en crise, essai de poétique de la traduction poétique, Lausanne : L’âge d’homme, 1982.
Fortunato Israël, Identité, altérité, équivalence ? La traduction comme relation, Minard, 2002.
Jean-René Ladmiral, Traduire : Théorèmes pour la traduction [1979], Paris : Gallimard, Tel, 1994.
Colette Laplace, « Pour une approche interprétative de la traduction littéraire », Cahiers de l’Ecole de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève, n° 19, 1997-98.
Valery Larbaud, Sous l’invocation de saint Jérôme, Paris : Gallimard, 1957.
Marianne Lederer, La traduction aujourd’hui, Hachette, 1994.
Dominique Maingueneau, Le discours littéraire : paratopie et scène d’énonciation, Paris : Armand Colin, 2004, coll. « U. Lettres ».
Henri Meschonnic, Pour la poétique II, Paris : Gallimard, 1973.
- Poétique du traduire, Paris, Verdier, 1999.
Jérôme Meizoz, Postures littéraires : mises en scène modernes de l’auteur, Genève : Slatkine Érudition, 2007.
- La fabrique des singularités : postures littéraires II, Genève : Slatkine Érudition, 2011.
Eugene Albert Nida, Toward a Science of Translating, Leiden : E.J. Brill, 1964.
Inês Oseki-Dépré, Théories et pratiques de la traduction littéraire, Paris : A. Colin, 1999.
Michaël Oustinoff, Bilinguisme d’écriture et auto-traduction : Julien Green, Samuel Beckett, Vladimir Nabokov, Paris : L’Harmattan, collection « Critiques Littéraires », 2001.
- La traduction, Paris : 2003, Puf, « Que sais-je ? »
Paul Ricœur, Sur la traduction, Paris : Bayard, 2004.
Jacques Roubaud, « Esquisse d’une théorie de la traduction poétique », en coll. avec P. Lusson et L. Robel, Cahiers de poétique comparée, n° 4, Mezura, 1979.
George Steiner, After Babel. Aspects of Language and Translation, Londres-Oxford-New York : Oxford University Press, 1975.
Lawrence Venuit, The Scandals of Translation : Towards an Ethics of Difference, London & New York : Routledge, 1998.
Alain Viala, « Éléments de sociopoétique », in Georges Molinié et Alain Viala, Approches de la réception : sémiostylistique et sociopoétique de Le Clézio, Paris : PUF, 1993, pp. 139-222.

[1] Poétique du traduire, Paris, Verdier, 1999, p.459.
[2] Selon cette théorie, le traducteur doit passer, après la phase de compréhension du texte source et avant celle de réexpression dans la langue cible par une phase de déverbalisation, décrite par M. Lederer comme un « affranchissement des signes linguistiques concomitant à la saisie d'un sens cognitif et affectif » (Marianne Lederer, La traduction aujourd’hui, Hachette, 1994, p.213).
[3] Colette Laplace, « Pour une approche interprétative de la traduction littéraire », Cahiers de l’Ecole de traduction et d’interprétation de l’Université de Genève, n°19, 1997-98.
[4] « La littérature traduite en France », Le Monde du livre, 20 novembre 2015 (http://mondedulivre.hypotheses.org/4645). On peut également consulter les chiffres clés du secteur du livre en France disponibles sur le site du Centre national du livre : (http://www.francelivre.org/index.php/Ressources/Le-livre-en-France/Chiffres-cles) et L’Index Translationum : http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=7810&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html.
[5] Pierre Assouline, « La condition du traducteur », rapport commandé par le Centre National du Livre, 30 juin 2011.
[6] Signé à Paris le 17 mars 2012 par Olivier Mannoni (Président de l’Association des Traducteurs Littéraires de France) et Antoine Gallimard (Président du Syndicat National de l’Édition). http://ecla.aquitaine.fr/var/ezflow_site/storage/original/application/693d79ca5fcbae585e1ea88d5913813d.pdf
[7] Ruth Amossy définit la « double image de l’auteur » comme la présentation de soi qui se construit dans le texte et la représentation de soi hors du texte (par l’éditeur, la publicité, l’écrivain lui-même, etc.) ; cf. AMOSSY (Ruth), « La double nature de l’image d’auteur », Argumentation et Analyse du Discours [revue en ligne], n° 3 (Éthos discursif et image d’auteur), octobre 2009, 14 p. URL : http://aad.revues.org/index662.html.
[8] De même qu’en critique génétique on distingue documents allographes et autographes pour différencier les différentes mains qui ont travaillé un avant-texte, les traductions présentent un feuilleté de marques stylistiques propres à l’auteur-source et à l’auteur-cible. Dans un texte traduit, ces faits de style peuvent cohabiter harmonieusement ou avec dissonance ; on peut supposer à l’inverse que dans une adaptation libre, la réécriture tende à neutraliser l’hétérogénéité stylistique quand le style de l’écrivain-traducteur supplante celui de l’auteur-source.
[9] L’ethos de l’écrivain a fait l’objet de nombreuses études, y compris dans le champ de la narratologie, où il s’impose avec moins d’évidence : des chercheurs ont analysé l’ethos dans des fictions narratives, afin de montrer comment « la posture qu’adopte le narrateur à travers les modalités de sa parole écrite modèle sa relation avec le lecteur et sa capacité à l’influencer ou à l’émouvoir » (AMOSSY (Ruth), « Ethos », dans ARON (Paul), SAINT-JACQUES (Denis) et VIALA (Alain) [dir.], Le Dictionnaire du littéraire [2002], Paris, Quadrige / PUF, 2008, p. 201). Si l’ethos reste souvent dépendant d’un discours, celui du narrateur venant interrompre la trame du récit (cf. les études contenues dans AMOSSY (Ruth) [éd.], Images de soi dans le discours : la construction de l’ethos, Lausanne, Delachaux et Niestlé, 1999), plus récemment, les travaux de Ruth Amossy et de Dominique Maingueneau ont initié une analyse de l’ethos auctorial au sein même de textes narratifs (Cf. MAINGUENEAU (Dominique), Le Discours littéraire : paratopie et scène d’énonciation, Paris, Armand Colin, 2004, coll. « U. Lettres », pp. 203-221 ; AMOSSY (Ruth), « La double nature de l’image d’auteur », Argumentation et Analyse du Discours [revue en ligne], n° 3 (Éthos discursif et image d’auteur), octobre 2009, 14 p. URL : http://aad.revues.org/index662.html Dans cette optique, il s’agit de substituer à la notion controversée d’auteur implicite (Wayne Booth), celle plus restreinte d’une « image verbale […] que chaque discours construit de celui qui en est le signataire et le responsable », sans gommer « la multiplicité des instances de locution » d’une fiction littéraire (AMOSSY (Ruth), « La double nature de l’image d’auteur », art. cit., p. 7). Ont également largement contribué à la réflexion sur cette question A. Viala (« Éléments de sociopoétique », in MOLINIÉ (Georges) et VIALA (Alain), Approches de la réception : sémiostylistique et sociopoétique de Le Clézio, Paris, PUF, 1993) et J. Meizoz (Postures littéraires : mises en scène modernes de l’auteur, Genève, Slatkine, 2007 et La fabrique des singularités : postures littéraires II, Genève, Slatkine Érudition, 2011).
[10] Cf. AMOSSY (Ruth), La Présentation de soi : ethos et identité verbale, Paris, PUF, coll. « l’interrogation philosophique », 2010, pp. 71-99. La notion d’ « ethos préalable » provient de l’analyse du discours, cf. AMOSSY (Ruth) [éd.] Images de soi dans le discours : la construction de l’ethos, Lausanne, Delachaux et Niestlé, 1999 ; Maingueneau utilise dans un même sens « l’ethos prédiscursif », mais Ruth Amossy en regrette les connotations (cela supposerait un ethos hors ou avant le discours).
[11] AMOSSY (Ruth), La Présentation de soi, op. cit., p. 73 sq.

mardi 4 avril 2017

Colloque Tozeur


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DE GAFSA
INSTITUT SUPERIEUR DES ETUDES APPLIQUEES EN HUMANITES DE TOZEUR
DEPARTEMENT DE FRANÇAIS
UNITE DE RECHERCHE EN LITTERATURE, DISCOURS ET CIVILISATION
Colloque international :
« La femme orientale dans la peinture et les lettres françaises et francophones »

Jeudi 6 avril 2017

9 heures : accueil des participants
-          Allocution de M. le Gouverneur de Tozeur
-          Allocution de M. le Président de l’Université de Gafsa
-          Allocution de M. le Directeur de l’ISEAH de Tozeur
-          Allocution de M. le Directeur du département de français de l’ISEAH de Tozeur
-          Allocution de M. le Directeur de l’Unité de Recherche LDC

Séance 1
Président de séance : M. Jalel EL GHARBI
-          9h30-9h50 Jean-Pierre DUBOST : « Schématisation, théâtralisation, scène : sur le chapitre "Orientaliser l'Oriental" de L'Orientalisme d'Edward Saïd »
-          9h50-10h10 Daniel ARANJO : « L’Orientale au hublot de l’Europe » (témoignage d’un auteur sur un recueil néo-saphique)
-          10h10-10h30 Mariem BEN ATTIA : « La femme orientale entre mythe et réalité chez Marguerite Yourcenar ».
Débat
Pause café

  
Séance 2
Président de séance : M. Jean-Pierre DUBOST
-          10h30-10h50 Pierre DUPUY : « "Je ne vis jamais une si ravissante image de la douleur" (Lamartine) : portrait d’une jeune veuve turque en allégorie de l’élégie »
-          10h50-11h10 Gleeya KSIRA : « Balzac et la femme sérail »  
-          11h10-11h30 Kaouther ATHIMNI : « La femme orientale dans Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet. D’une image stéréotypée vers une confusion identitaire »
-          11h30-11h50 Béatrice LAVILLE : « De Goncourt à Barrès, enjeux esthétiques et idéologiques autour de la femme orientale »
Débat
Repas
Séance 3
Président de séance : M. Mustapha TRABELSI
-          14h-14h20 Moufida ALIOU : « Les représentations de la femme dans l'univers oriental des Contes de Voltaire »
-          14h20-14h40 Francis LACOSTE : « La femme égyptienne vue par Flaubert »
-          14h40-15h Amal FIKRY : « Le féminin en Orient : fantasmes et réalités,  hier et aujourd’hui »
-          15h-15h20 Lassad AFI : « La femme maghrébine vue par Maupassant »


Débat
Pause café

Séance 4

Président de séance : M. Francis LACOSTE
-          15h35-15h55 Mustapha TRABELSI : « La "femme indigène" dans l’œuvre d’Albert Camus »
-          15h55-16h15 Haykel MANI : « Le personnage de Leïla dans Les Paravents de Jean Genet »
-          16h15-16h35 Hanène CHELBI : « Lalla Hawa ou le désert vs le désir  dans  Désert de J. M. G.  Le Clézio »
-          16h35-16h55 Hassen BKHAIRIA : « La femme dans Désert de J. M. G. Le Clézio : une orientale "dés-orientalisée" »

Débat
  
Vendredi 7 avril 2017
Séance 5
Président de séance : Mme Hédia KHADAR
-          9h-9h20 Tagirem GALLEGO GARCIA : « Pierre Loti et la bayadère Balamoni: danse, désir et divinité de l’Inde pour le regard occidental »
-          9h20-9h40 Jalel EL GHARBI : « Les voiles des Désenchantées »
-          9h40-10h Abdelhak ZERRAD : « La femme marocaine au regard de Pierre Loti : exotisation et érotisation »
-          10h-10h20 Mokhtar FARHAT : « Clichés et caricatures de l’image de la femme orientale dans le discours humoristique francophone »

Débat
Pause café
Séance 6
Président de séance : M. Arselène BEN FARHAT

-          10h40-11h Hédia KHADAR : « Le harem pictural d’Ingres à Picasso »
-          11h-11h20 Ahlem AYADI : « La femme orientale : mythe ou réalité dans Gradiva d’Alain Robbe-Grillet »
-          11h20-11h40 Fatemeh TAGHAVIFARD : « L’image de la femme perse chez Jane Dieulafoy : quand l’occidentale rencontre l’orientale »
-          11h40-12h Sirin FARHAT « L'image de la femme orientale à travers l’héroïne du dessin animé "Princesse Shéhérazade" »
-          12h-12h20 Amal FTITA : « Le statut de la femme orientale dans les textes littéraires destinés à la lecture et aux apprentissages en classe de français du cycle secondaire. Interprétations et perspectives »

Débat
Repas

Séance 7

Président de séance : Mme Béatrice LAVILLE

-          14h-14h20 Nesrine NACCACH : « Shéhérazade à l’épreuve des appropriations »
-          14h20-14h40 Béchir KAHIA : « La femme idéalisée dans La Geste hilalienne »
-          14h40-15h Soufiène BOUHDHIBA : « Dihya, féministe avant l’heure : la Kahena dans la littérature francophone »
-          15h-15h20 Marlene LESPES : « Des figures en marge ? Les juives, les femmes noires et les prostituées dans l’orientalisme et l’art colonial marocains »

Débat
Pause café

Séance 8

Président de séance : M. Mohammed BOUKCHIM

-          15h35-15h55 Djellal Edine SEMAANE : Représentation de la femme dans Léon l’Africain d’Amin Maalouf : voile, mémoire collective et politique »
-          15h55-16h15 Haythem JARBAOUI : « La représentation du corps féminin dans Le Jasmin noir de Wafa Ghorbel »
-          16h15-16h35 Malek GARCI : « Femmes d’orient ou l’Orient fait femme dans l’œuvre de Pierre Benoit »
-          16h35-16h55 Sameh LOUHICHI : « Conscience de soi, désir et altérité dans La Désirante de Malika Mokeddem »
-          16h55-17h15 Chafika FEMMAM et Khadija GHEMRI : « La femme orientale dans les écrits de femmes francophones orientales »
Débat

SYNTHESE DU COLLOQUE ET CLOTURE

PRESENTATION DES PUBLICATIONS DE L’ISEAH de TOZEUR 2017 :

L’Esprit de système
Interférences : initiations à la recherche

EXCURSION A OUNG  DJEMEL