mardi 8 février 2011

Ecrire après Mahmoud Darwich: le chant poétique de Tamim al-Barghouti

Dessin de Naji Al Ali offert à Tamim al-Barghouthi
Ecrire après Mahmoud Darwich: le chant poétique de Tamim al-Barghouti



Jalel El Gharbi (texte écrit pour http://www.babelmed.net/)

Lorsque, à la mort de Darwich, Tamim al-Barghouti rédige un faire-part, il s’est trouvé plus d’une personne pour s’émouvoir devant la piété filiale. Plus d’un trait rapproche les deux hommes. Cela va de l’identité palestinienne, de l’attachement à la cause du peuple jusqu’aux références intertextuelles en passant par la force de la déclamation. Mais qui est Tamim al-Barghouti?
Fils de Mourid Al-Barghouti, poète et militant palestinien réfugié au Caire et de la romancière égyptienne Radwa Ashour, il a grandi parmi les livres mais aussi dans le tumulte des tracasseries administratives allant jusqu’à l’exil de son père. Tamim est diplômé en sciences politiques de l’université de Boston. Il enseigne à l’université américaine du Caire et à l’Université Libre de Berlin. Il est professeur associé à Georgetown et il a occupé diverses fonctions au sein de l’ONU. Par rapport à Darwich, c’est une première divergence : en communiste, l’aîné est allé chercher le savoir du côté du Moscou et c’est vers l’Ouest qu’est parti Tamim. Comme Darwich, ce dernier, aiguillonné par le sentiment d’injustice qu’il ressent, commence à écrire très jeune, à l’âge de douze ans. Il s’initie à la musique et en applique les rythmes et les tempos au vers arabe classique. Il commence par écrire dans les deux dialectes égyptien et palestinien. En 2007, il participe à une émission de télévision à Abu Dhabi «Le Prince des poètes», un concours de poésie ouvert à tous les poètes arabes. Son succès est fulgurant bien qu’il n’ait obtenu qu’un petit cinquième prix !
Comme Darwich, il réussit par la diction, par sa déclamation qui enflamme l’auditoire. Ainsi donc, la poésie semble mieux portée par la voix, par la présence. Du jour au lendemain, ce jeune homme très peu connu même au Caire est admiré partout où l’on parle arabe. Le 15 octobre 2010, Al-Jazira consacre une émission à la famille Barghouti où la star était Tamim. Les extraits que le père, Mourid, lit de sa propre poésie sonnent comme une pâle imitation de Darwich alors que ceux du fils, Tamim comportent des inflexions autres. Mais commençons d’abord par le poème lu à la télévision d’Abu Dhabi. Le texte s’intitule «A Jérusalem» et comporte une centaine de vers dont nous traduisons les deux premières strophes :
«Voulant me rendre chez mon amour, j’en fus dissuadé
Par les lois des ennemis et leur mur
Alors je me suis dit c’est peut-être une bénédiction
Car que peut-on voir à Jérusalem
Quand du sentier on en aperçoit les maisons
On ne voit que l’insoutenable
Et il n’est pas dit que rencontrer son amour
Soit toujours un bonheur ni que toute distance soit néfaste
Si l’on est heureux de retrouver son amour alors qu’on doit se dire adieu
C’est son bonheur même qu’on devrait redouter
Quand on a vu l’antique Jérusalem une seule fois
Où que l’on regarde, c’est elle qu’on aperçoit
Il y a à Jérusalem un marchand de légumes de Géorgie
Las de son épouse, il pense à ses vacances ou à repeindre la maison
Il y a à Jérusalem un homme de Manhattan Uptown
Qui enseigne à de jeunes Polonais les préceptes de la Torah
Il y a à Jérusalem un policier éthiopien interdisant l’accès au souk
Une mitrailleuse sur l’épaule d’un colon de moins de vingt ans
Un chapeau qui s’incline devant le mur des lamentations
Des touristes français blonds qui ne voient absolument rien de Jérusalem
Se contentant de se prendre en photo avec une femme qui toute la journée vend des radis sur la place
A Jérusalem les soldats marchent avec leurs bottes sur les nuages
A Jérusalem nous avons prié à même l’asphalte
A Jérusalem, il y a tout le monde excepté Toi»
La nouveauté ici c’est le caractère classique du poème s’inspirant de la poésie antéislamique. Certes, de telles références ne sont pas rares chez Darwich mais ici elles sont plus explicites. L’image du poète passant avec ses compagnons devant la maison de la bien-aimée remonte à Imrou’l Qays, le prince errant né vers l’an 500 et mort vers 540 à Ankara. Après Imrou’l Qays, s’arrêter devant les vestiges laissés par la famille de la bien-aimée est devenu un topos qui ne sera remis en question que par Aboû Nouwâs (762- 813). Pour aller vite, il semble que la (post) modernité à laquelle on peut rattacher la poésie de Darwich et celle de Barghouti ait comme expression un retour vers des formes poétiques anciennes. Le paradoxe d’une modernité puisant dans le classicisme le plus évident n’est qu’apparent. Entendons par (post)modernité la remise en question des notions de modernité et de ce classicisme. La distinction entre Darwich et Barghouti réside ailleurs. Si tous les deux se réfèrent aussi bien à l’islam qu’au christianisme entendu comme composante fondamentale de l’identité palestinienne. Par moment, il n’est pas aisé de dire si Darwich est musulman ou chrétien, ce qui n’est pas le cas chez Barghouti. On peut soutenir que la poésie de Barghouti ne heurte pas les valeurs de la tribu.
On trouve dans ses textes un imaginaire plus classique que celui de Darwich. Ce dernier est le poète d’une époque où les révolutionnaires pensaient que l’on pouvait s’approprier les valeurs occidentales pour la libération de la Palestine et pour la création d’un état laïc où musulmans, chrétiens et juifs pourraient vivre ensemble. Tamim est malgré lui le témoin de l’échec de ce projet. Même pour un non islamiste, force est de constater que seuls les islamistes ont su tenir tête à Israël. Cette idée gagne du terrain dans le monde arabe.
Chez Barghouti, les valeurs identitaires sont affirmées avec vigueur. Faut-il voir en cela l’expression d’un paradoxe de la jeunesse arabe actuelle menant un train de vie occidental et en même temps fermement attachée à ses valeurs ? L’ombre du passé est désormais fortement présente. Et c’est une ombre apaisante, bienfaisante. Ecoutant Barghouti, je pense à «la cruauté de [s]es vers réguliers» (Aragon). Voici un extrait d’un poème de Tamim au charme irrésistible :
Laisse-moi mes péchés car les nuits sont parcimonieuses
Dis, ma providence, depuis quand les conseils m’ont-ils servi ?
Il y en moi un jeune homme facile à vivre et bon
Qui taquine une époque renfrognée et peu portée sur la plaisanterie
Qui chante souvent la guerre et non pas l’amour
Parce que, comparée à la guerre, l’amour est cinglant
En toute guerre, il y a un parti de droit et un parti injustice
Or en amour on ne peut les démêler
S’il dit qu’il n’aime pas, ce n’est que pur mensonge
Et s’il dit « j’aime », il en a honte à cause des massacres
Il y a dans sa poésie un sens éloquent et obscur
Et dans sa poitrine un cœur résident et en exode
Un peuple vivant sous des tentes qu’on dirait
L’ombre de la poésie de jadis qui nous hante
La force de Barghouti est d’avoir su faire place à cette ombre et d’avoir réussi la prouesse d’extraire d’un lexique commun des vers si singuliers. Personne n’a mieux réussi non plus à associer les topoï de la poésie la plus classique à une vision contemporaine de la réalité. Avec Barghouti, ce sont de nouvelles inflexions qu’on retrouve. C’est Imrou’l Qays rajeuni ou tout autre poète d’antan portant un regard inflexible sur l’indécence du réel. Ne préjugeons pas du devenir de cette poésie. Nous croyons y avoir décelé les signes d’une aptitude à faire du poème le lieu d’une réflexion sur la poésie.
Barghouti semble s’inscrire dans la filiation de Darwich non pas parce qu’il est dans sa lignée mais parce qu’il s’en écarte et qu’il le renie, à sa manière, c’est-à-dire pieusement.



10 commentaires:

Mahdia a dit…

Excusez-moi cher monsieur El Gharbi de vouloir commenter d’abord ici votre précédent article que je trouve à la hauteur du poète – phare de la Palestine, Mahmoud Darwich, mais je crois que vous ne m’en voudrez pas pour autant car pour vous, écrire Darwich aujourd’hui ou demain, c’est l’écrire toujours, et votre actuel article lui rend autant hommage que le précédent.
Il ya des noms comme celui-ci qui ne ratent pas le train du retour heureux chez soi, et cet éternel rossignol de la mélodie (tragique pourtant) palestinienne en a donné la preuve la plus fantastique en chantant -dans la peine pourtant aussi- son peuple épris de vie dans le tumulte écrasant de l’occupation.
Comme ces « hommes à Fiesole »dont parlent Albert Camus, qui consolent dans un même élan la vie et la mort en vivant « devant les fleurs rouges » tout en ayant « dans leur cellule le crâne qui nourrit leur méditation » ; « Florence à leur fenêtre et la mort sur leur table », les palestiniens de Darwich, tel le poète lui-même – ne leur appartient –il pas de sang , de chair et de cellules mnémoniques se poursuivant dans l’authenticité qui les définissent ?- vivent indifféremment(passionnément sans doute car impossible de faire autrement) la misère et l'amour , « col sol levante col sol cadente », mais en dépassant toujours dans la fierté les marasmes dont les accable la vie, et c’est ce qui définit leur grandeur !
Ici on se demandera plutôt comme vous Le percevez dans cette excellente poésie que vous considérez comme sublime, en substituant réellement aux « horreurs de l’histoire et du vécu », « les motifs de l’oiseau, de l’envol et du ciel », les « petites choses où habite le beau: un papillon, la neige dans une cour d’école, les tresses d’une jeune fille » : comment faire du beau avec de la boue ?
Et Darwich revient en ceci à son authenticité faite de beau éternel, c’est-à-dire à l’homme pris comme relief de sa terre et celle –ci comme fournisseur, sécréteur inépuisable de la sève de sa vie , dans cette peinture gigantesque de la vie qui continue indépendamment de la mort des hommes ; et, « Je me languis du pain de ma mère … » en dit long sur cette relation étroite entre cet homme et cette terre.
Là je viens à votre excellent grief : « il serait une grande méprise que de réduire la poésie de Darwich en un poème de combat » et j’acquiesce car cette poésie est totale en partant déjà de son sens mystique, celui qui fait prévaloir le pain comme manne pour l’esprit et le corps ensemble. Et, qui comme Darwich connaît mieux ce que vaut le pain ( la paix dans un autre sens sublimé de cette poésie) pour la main et le front de cet homme qui le produit dans l’amour et dans le sang, et ce que vaut la terre pour celui qui aime autant vivre que mourir et qui tient la fierté est è égale distance dans « vivre bravement et mourir bravement » ?
Mais mystique c’est aussi forcément amoureux, et on ne peut être mieux amoureux qu’en étant plus mystique, et la meilleure définition de l’homme fondamental est celle qui le fait prier dans le même souffle « amour de l’homme et amour du divin » comme vous n’avez pas manqué de le signifier formidablement dans votre recueil rassemblant tous ces éléments primaires de l’absolu : « Prière du vieux maître soufi le lendemain de la fête ».
Si Darwich est comme vous le pressentez « le premier à avoir vu René Char, Heidegger et Al Ma’ari depuis leur mort », je rajouterai qu’il est sans doute aussi le premier poète contemporain arabe à être félicité par les trois religions présentes sur sa terre (comme son prénom est déjà béatifié dès l’origine : El mahmoud en langue arabe est le béni de Dieu), pour avoir écrit LA PALESTINE de la genèse dans ces mots vécus ordinairement chaque jour par son peuple.

giulio a dit…

Que vois-tu du moineau
sur l'asphalte
pluie de bombes
sur des innocents
une rose patrie de sang
et un ciel amer
que chantes-tu moineau
les prières ramassent les morts
la parole muette des rescapés
et la terreur dans mon nid
que souhaites-tu moineau
la prophétie de Gibran
un soleil de nuit
et les fleurs du cerisier

extrait de FULGURANCES d'Ahmed Ben Dhiab, L'Harmattan poésie

Halagu a dit…

Vous avez précisé : « Tamim est le fils de Mourid Al-Barghouti, poète et militant palestinien réfugié au Caire et de la romancière égyptienne Radwa Ashour, il a grandi parmi les livres ». Autrement dit il a grandi au contact de la poésie classique qui est considérée, à tord ou à raison, par plusieurs enseignants (les parents de Tamim étaient enseignants), comme le modèle accompli de la littérature arabe. Son gout marqué pour la poésie classique et académique, porte probablement l’empreinte du cercle familial. Darwich est fils de terriens, son inspiration est moins sophistiquée et sa poésie aussi.
Vous dites aussi : « Par moment, il n’est pas aisé de dire si Darwich est musulman ou chrétien… » Et vous avez encore raison. Darwich est un poète véritablement errant et il a milité au sein du parti communiste. On connait la relation qui existe entre le communisme et la religion. Finalement, on est souvent le fils de…

Mahdia a dit…

Tamim El Barghouti est Imrou’l Qays rajeuni ? Oui, car le poète arabe a toujours souffert de la même hantise: la femme, et a toujours eu la même astuce pour contrecarrer sa fuite perpétuelle : l’emboîter dans le motif de la terre.

Depuis El atlal - même Oum Kalthoum n’en a pas raté l’évocation dans sa prestigieuse chanson qui en porte le nom et écrite par l’illustre Ibrahim Naji-, ces ruines laissés par la famille de la bien-aimée contrainte de pérégriner saisonnièrement à la recherche du climat favorable et dits nostalgiquement par les poètes antéislamiques, jusqu’aux ruines qu’ont engendrées les guerres et les dévastations de toutes sortes et qui hantent les poètes arabes du vingtième siècle précisément, la poésie arabe n'a pas cessé d'identifier la perte de la femme à la terre délaissée ( l’ancien topos) ou occupée( l’image s’alourdit ici de préjugés civilisationnels très complexes).

Le jour où le poète arabe ne confondra plus dans sa bouche le goût de la femme et celui de la terre, la perte de la femme sera moins problématique et celle de la terre moins pénible à souffrir et moins difficile à quêter et à reconquérir.

gmc a dit…

@mahdia

"Le jour où le poète arabe ne confondra plus dans sa bouche le goût de la femme et celui de la terre, la perte de la femme sera moins problématique et celle de la terre moins pénible à souffrir et moins difficile à quêter et à reconquérir."

peu importe qu'il confonde, il lui faut retrouver d'abord le goût de la femme. ensuite seulement, le tamisage peut se faire et le distingo éventuellement s'opérer. tant que la femme est perdu, aucune chance de retrouver la terre (même s'il ne l'a jamais quittée^^)

gmc a dit…

perdue*

Mahdia a dit…

@gmc
Le problème n’est pas tel que vous l’imaginez. Il est question ici de reformuler tout l'imaginaire arabe, lequel est d’ailleurs très positif quant à la place occupée par la femme et son élection comme étant ce qu’il y a d’excellent dans la vie. Et c’est là où va mon raisonnement, c’est-à-dire que le goût de la femme dans la bouche du poète arabe n’a pas de semblable et dépasse la mesure .
Se libérer de cet amour excessif, étouffant, c’est apprendre à ne pas avoir peur de la perdre pour pouvoir la retrouver, et de là, éviter de confondre liberté de la femme et celle de la terre.

La terre n’a pas de prix et son goût dans la bouche est plutôt celui de l’aisance non celui de l’appréhension, de la respiration à pleins poumons non de l’asphyxie. Et là je viens contredire votre dernier raisonnement : c’est surtout lorsque la terre est perdue qu’il n’y a aucune chance de retrouver la femme.

Mon désir est que le poète arabe parvienne, comme l’a fait P. Eluard, à substituer à la femme, la terre et libérer comme il l'a fait avec son poème légendaire »Liberté », des centaines de millions d’hommes dans le monde à commencer par les français eux-mêmes lors de la sortie du poème. « Je pensais, disait-il, révéler pour conclure le nom de la femme que j’aimais, à qui ce poème était destiné. Mais je me suis vite aperçu que le seul mot que j’avais en tête était le mot Liberté. Ainsi, la femme que j’aimais incarnait un désir plus grand qu’elle. Je la confondais avec mon aspiration la plus sublime, et ce mot Liberté n’était lui-même dans tout mon poème que pour éterniser une très simple volonté, très quotidienne, très appliquée, celle de se libérer de l’Occupant. »

Si Imrou’l Qais et ses confrères d’antan se sont attardés à réciter dans la peine amoureuse leurs poèmes et avaient confondu terre et chair, parfum de la bien-aimée et celui des vestiges qui les font se plaindre et gémir, c’est parce qu’ils n’avaient pas à faire la guerre à Israël , autrement, comme ils étaient autant redoutables en poésie que sur le champs de bataille, ils auraient assurément dès le départ institué votre distingo, opéré net et libéré cet imaginaire resté bloqué dans cette image dolente.
Tout est question de tempérance.
La mesure ! écrit Camus. La mesure !

gmc a dit…

@mahdia

"c’est surtout lorsque la terre est perdue qu’il n’y a aucune chance de retrouver la femme."

mais la terre ne se perd jamais, quoi qu'en disent les apparences.

personnellement, quand je lis de la poésie, ne m'intéresse que le côté universel du poète, cet aspect peut passer par des spécificités de culture ou des circonstances d'époques diverses, mais c'est ce qui fait qu'un rumi ou qu'un darwish (pour ne citer qu'eux)rayonnent au-dessus de l'océan, chevauchant les dauphins d'apollon, comme peuvent le faire des rimbaud, char ou octavio paz (pour n'en citer que quelques-uns).
de tous temps, des camps divers et variés essaient de se grandir au travers du parcours de certains de leurs membres, mais la poésie ne connait pas de frontières.

Mahdia a dit…

@gmc

C'est vrai ce que vous dites.
La terre ne se perd jamais, mais quand elle "change de main",elle se perd dans ce cas pour ceux qui l'ont lâchée, qui l'ont laissée à l'autre, et surtout perdue à tout jamais pour ceux qui meurent avant de la récupérer
Je tiens également compte ici du fait que le poète est aussi libérateur de ses terres occupées comme le fut et le fit Eluard avec son poème, lequel ne s'inscrivait d'ailleurs pas au départ dans cette perspective, mais qu'un bel hasard esthétique, si on peut appeler ceci comme ça, a transformé en un fantastique élan libérateur.
Autrement, tous les poètes nous nourrissent formidablement, et tout poète, quelque soit sa nationalité ou sa religion, ou la terre qu'il habite est nôtre, de nous, nous appartient !
J'aime Neruda, Aragon, Césaire, Darwich, El Chebbi, Miron et tous les autres, d'hier, d'aujourd'hui et de demain, par-delà toutes leurs différences. Les poètes nous disent, nous continuent, nous rafraîchissent la séve de la vie et nous donnent surtout l'espoir qui nous gardent le plus longuement épanoui(e)s.

Appels d'air a dit…

> Madhia et gmc,
Pour quelqu'un comme moi, quelqu'un du Midi (de la France) vous entendre dialoguer, Madhia et gmc, cela a quelque chose de bien réjouissant.
H.S.