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vendredi 24 juin 2011

Carco, Jean Ferrat 1995 2/11

7 commentaires:

christiane a dit…

Quel beau cadeau ! Ferrat/Carcot... Les quais de la Seine, les vignes de Montmartre, les toits de Paris... Bonheur....
Merci, Jalel...

Mahdia a dit…

Contrairement à vous, chère Christiane, cette vidéo m’a déchirée, moi qui d’habitude efface sur le front du mot ses rides pour le garder éternellement jeune dans mon regard !
En quoi se manifeste la cruauté de la vie ? Dans son rappel en fait. Dans le rappel de ce qu’elle nous a un jour donné de beau et qu’elle nous soutire petit à petit comme une couverture qu’une main invisible mais malsaine viendrait nous retirer, pour nous laisser nus face à l’insoutenable détresse dans laquelle elle nous jette et qui finit par nous broyer.

A quoi servent les fleurs, à quoi servent les poèmes et "à quoi bon les poètes au temps de la détresse" du poète entend Hölderlin ?
Cette vidéo me donne l’amère conviction que nous naissons malheureux puisque nous nous acheminons depuis notre naissance vers la mort."Rien n'est précaire comme vivre/
Rien comme être n'est passager" dit encore douloureusement Aragon .
Mais quand je repense naïvement , bêtement à : "J'ai tout appris de toi sur les choses humaines /Et j'ai vu désormais le monde à ta façon /J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines/ Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines … ", je renais à un espoir que seules "les mains pleines de poèmes" des poètes qui tombent viennent me taguer ( pour dire un peu dans ce langage frustre d’une génération abîmée par la vie) dans un jour qui je ne finis pas. Malgré que le verbe reste au passé quand même!
Que je me sens dupe!

christiane a dit…

Oh, Madhia, mes promenades solitaires dans Paris bruissent de l'âme des poètes. La vie n'a pas passé. Elle est là. Parfois je ne sais plus où est l'absence : eux ? moi ? qu'importe, nous allons à l'amble, dans une confusion murmurante, une traversée lumineuse, une eau limpide... Et la tristesse se nomme juste : mélancolie...

christiane a dit…

Ce très beau poème de Moncef Louhabi trouvé sur Poezibao pour Jalel et ses amis :
http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/06/anthologie-permanente-moncef-louhabi.html

christiane a dit…

Moncef Louhaïbi
Le lien ne fonctionnant pas le mieux est d'aller directement sur la page du jour de POEZIBAO, le blog de Florence Trocmé

christiane a dit…

http://poezibao.typepad.com

Mahdia a dit…

Ah ! Christiane, qu’il est propre votre mot et qu’il est soulageant !
Les poètes ne meurent pas, c’est vrai, et je pense que si Paris est aussi beau, c’est parce qu’il vit aussi du souffle de ses poètes et de leurs poésies.
Aucune cité au monde n’exhale une aussi bonne odeur en mots qu’elle.
Oui, comme j’aime encore flâner par le cœur et par l’esprit dans ses ruelles à l’image du rêve innocent comme je le faisais par le pas et par la volonté lorsque j’étais étudiante !
J’écrivais un jour qu’"être amoureux de Paris, c’est être amoureux de l’éternité" et j'imaginais cela dans toutes ces /ses mains grandioses qui l'ont bâti, et dans toutes celles qui le redoreront à l'infini. Aujourd'hui encore, je me maintiens dans cette ardeur de l’admiration qui est la mienne pour perdurer.